Manogeran SHASITHARAN
Chef : Mantra D'un ancien bar à vin discret de la rue Rodier, dans le 9ᵉ arrondissement de Paris, le chef malaisien Manogeran Shasitaran a fait de Mantra le repaire d'une gastronomie franco-malaisienne saluée par 3 toques Gault&Millau.Présentation
Né en Malaisie, Manogeran Shasitaran découvre très tôt la cuisine auprès de sa mère. Arrivé en France en 2008 après un passage par l'Angleterre, son parcours est d'abord chaotique, avant une rencontre décisive à Joigny avec David Le Corre, au Paris-Nice.
Un parcours dans les grandes maisons françaises
S'il fallait encore apporter la preuve des bienfaits du multiculturalisme, il suffirait de pousser la porte de Mantra où, aux côtés de Jonathan Caron, entrepreneur et restaurateur parisien auparavant à la tête du restaurant L'Innocence, le chef Manogeran Shasitaran propose une cuisine à nulle autre pareille, au carrefour de la Malaisie, son pays de naissance, de la Chine, de l'Inde, deux pays qui l'inspirent énormément, et de la France évidemment, où il a pas mal bourlingué avant de s'installer dans le 9ᵉ arrondissement de Paris, passant notamment chez Marc Meneau à l'Espérance, à la Côte Saint-Jacques à Joigny ou au Saint-James, à l'époque de Jean-Luc Rocha.
De la côte picarde au 9e arrondissement
En 2023, Jonathan Caron lui confie les cuisines de L'Itinérance, à Mers-les-Bains. Ensemble, ils développent une cuisine où la côte picarde dialogue régulièrement avec la Malaisie. L'adresse, aujourd'hui reprise en cuisine par le chef Victor Benoît, aura été le laboratoire de leur duo. Mantra, table de poche ouverte fin 2025 rue Rodier, dans le 9ᵉ arrondissement, en est le prolongement naturel à Paris.
Une cuisine entre souvenirs d'enfance et technique française
Derrière la cuisine ouverte, le chef conjugue souvenirs d'enfance et savoir-faire français. Dans l'assiette, peu de place pour la viande, mais pour autant, pas de menus végétariens : il y a en revanche une part belle laissée aux poissons, coquillages et crustacés, issus de la pêche de petits bateaux. Les produits fermentés, dont la pâte de crevette, structurent les assiettes. La technique française reste discrète, au service d'une expression profondément malaisienne.
Cette cuisine sans compromis a rapidement été récompensée par 3 toques au Gault&Millau, à peine un an après l'ouverture de l'adresse.