Accès handicapés | Animaux acceptés | Jardin | Leçons de cuisine | Menu enfants
Style
Romantique
Budget(€)
A titre indicatif par pers. (hors boissons)
55 à 135
L'avis de Gault&Millau2026
Au Buerehiesel, Strasbourg possède cette rareté enviable : une maison de campagne au cœur de la ville, posée dans l’écrin distingué de l’Orangerie, à l’ombre du Conseil de l’Europe, dans ce quartier résidentiel et diplomatique où la ville semble soudain prendre ses aises. La ferme alsacienne de 1607, démontée à Molsheim puis rebâtie pour l’exposition industrielle de 1895, garde dans ses colombages, sa cour pavée et ses buis taillés une grâce de théâtre ancien ; la verrière ajoutée en 1989, loin d’avoir vieilli, demeure le meilleur poste d’observation, baigné de jour, pour goûter cette illusion délicieuse d’une campagne civilisée au milieu de Strasbourg. La cuisine d’Éric Westermann s’inscrit dans une veine classique, mais portée par un vrai respect des saisons et de l’Alsace nourricière, avec ces maraîchers nommés, ces herbes précises, ces sauces françaises que viennent réveiller le sureau, le citron fermenté ou l’égopode. Le maquereau à la flamme, ses rillettes et sa crème de chou-fleur ouvrent le repas sans éclat tapageur, dans une tonalité nette et marine. Le tourteau au citron vert, quinoa, légumes croquants et fine gelée de crustacés aux agrumes séduit par sa sobriété, son assaisonnement clair et cette fraîcheur acidulée qui allège la composition sans l’appauvrir. L’omble chevalier de l’Isère, servi avec courge de Nice, pomme, chutney de raisin et crème iodée à la citronnelle, révèle une cuisson exacte et une belle idée végétale, même si la sauce, trop discrète, aurait gagné à prolonger davantage la chair délicate du poisson. Le pigeon de Théo Kieffer, avec salsifis de Marthe Kehren, céleri et champignons de La Petite-Pierre, repose sur une cuisson juste et une sauce sérieuse, mais la pastilla manque du croustillant aérien qui aurait donné au plat sa pleine résonance. Le soufflé chaud ananas-rhum, escorté de mangue à la coriandre et de sorbet coco, rassure par son classicisme impeccable avant de séduire par une note tropicale fraîche, précise, bien tenue. La cave, elle, parle haut : l’Alsace y brille avec Trimbach, Albert Mann, Barnès-Buecher ou Schoenheitz, les terroirs sont intelligemment classés, et la Bourgogne aligne de très belles signatures, de Leflaive à Rousseau, de Coche-Dury à la Romanée-Conti. Le service demeure correct, sans faux pas notable, mais l’ensemble gagnerait encore en chaleur, en naturel, en présence, afin que l’accueil rejoigne pleinement le charme du lieu. Buerehiesel reste une très belle adresse strasbourgeoise, plus proche aujourd’hui d’une grande brasserie de luxe que d’une table exclusive, mais portée par un cadre admirable, une cave choisie et une cuisine sincère.
4 Boulevard De l'Orangerie
67000 Strasbourg
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HORAIRES
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Les peoples
Maxim ShumilinDirecteur de salle
Maxim ShumilinDirecteur de salle
Maxime PetitChef Sommelier
Maxime PetitChef Sommelier
Eric WestermannChef
Eric WestermannChef
Menu
A la carte
Entrée
Tourteau effiloché au citron vert, quinoa et légumes croquants, fine gelée de crustacés aux agrumes
29 €
Caviar osciètre maison Kaviari tartare de bar de ligne et compression de caviar séché, chlorophylle de tétragone, crème glacée au Gin et blinis au levain
49 €
Plat principal
Homard bleu de Bretagne rôti à la poudre d’orange, la pince croustillante, fleur de courgette farcie de salpicon et courgette violon. Jeu de courgettes et jus de homard
55 €
Cote de veau rhonalpin rôtie au sautoir, gremolata et sauce Caesar, melting-pot de haricots de chez Marthe, champignon farci de poitrine braisée et jus de veau aux girolles
39 €
Dessert
Framboises d'Alsace et menthe baba à la fleur d’oranger, framboises et sorbet à la menthe marocaine
16 €
Pêches jaunes soufflé chaud et crumble au thym, granité au rosé, sorbet mascarpone
16 €