Transposition quasiment à l’identique du Quillosque dans ce nouveau local du quartier des musées, le comptoir central d’Harry Lester compile tout ce qui a fait la renommée du précédent : une cave nature parmi les plus éclectiques et intéressantes de la région, une cuisine de marché franchement jouissive et une bonne humeur toujours au rendez-vous. C’est un comptoir un peu étroit et rustique, mais c’est le principe de la maison, où le contact humain et le partage exigent cette proximité pour tout. Les assiettes sont au feeling, en fonction du marché, même si la rupture de stock à 12 h 30 pour le plat du jour est un peu excessive. Le poireaux, coques et sabayon fait des miracles, texture fondante et sauce très équilibrée, un gigot d’agneau de sept heures avec des haricots et jus, d’une justesse mémorable, tout comme la crème caramel, simple et exemplaire. Fait rare sinon unique pour un comptoir de vins, on ne nous en a pas proposé ce jour-là, par oubli ou négligence, en tout cas étrange dans ce décor de vinothèque.