Succéder à Christophe Hay, qui s'était fait un nom ici même avant de céder son restaurant à son ancien chef exécutif, n'a rien d'une sinécure. Nicolas Aubry ne cherche bien sûr pas à imiter le grand chef désormais installé à Blois mais à imprimer sa propre personnalité autour d'une cuisine qui souffre parfois d'un excès de complexité et d'assaisonnements pas toujours parfaitement maîtrisés : maquereau du Croisic cuit en vapeur douce, pommes de terre nouvelles "du potager", livèche, et crème de maquereau, langoustine juste saisie, chou-rave, fèves, jus de têtes, turbot cuit à l'unilatérale, morille farcie au turbot et coquillages, jus brun de champignons et coquillages, épinard cuit au beurre, pimprenelle, et sumac… Bon dessert autour de la rhubarbe associée à la cardamome et aux baies de genièvre, brioche toastée et rhubarbe en pickles. Cave variée et intéressante, bon choix au verre.