Cette grande maison de bord de route semblerait un peu dépassée au premier abord, avec cette première salle qu'on découvre en entrant qui manque de charme, puis la salle principale qui nous replonge dans une époque qu'on croirait révolue, avec ses épaisses poutres sombres, ses fauteuils tapissiers et ses porte-menus plastifiés. À l'image du cadre, la cuisine signée Pascal Bouffety ne prétend pas jouer les révolutionnaires. Mais on sent pourtant à chaque bouchée que l'homme a du métier, qu'il ne transige pas sur la qualité des produits, qu'il maîtrise les cuissons et les assaisonnements comme rarement, magnifiant un carré d'agneau en croûte parmesane ou un pavé de bar rôti et asperges. Ses assiettes ont du goût, de la générosité, des qualités que l'on retrouve également sur les desserts, avec notamment une tarte tatin et chantilly Dulcey parfaitement exécutée. La cave ne semble pas être au centre des préoccupations de la maison, le service est un peu en flux tendu, et la terrasse est agréable.