Ouvert en 1992, ce Villaret est une institution du onzième, parmi les grands rénovateurs de la scène bistrotière locale. La table d’Olivier Gaslain n’a pas beaucoup changé mais elle n’en a pas besoin, à la fois solide sur ses appuis et maîtrisant son sujet, proposant une cuisine classique : ragoût d’artichaut breton et asperges, poêlée de pleurotes, une aile de raie de Noirmoutier poêlée, gnocchis au chorizo, bisque de homard et fraîcheur de tomates, un carré d’agneau de Lozère rôti en croûte d’herbes, jus d’agneau à la sarriette et fine ratatouille, des croquettes de chocolat grand cru Alpaco, caramel au beurre salé. La cave est par ailleurs l’un des grands atouts de la maison, comptant pas moins de mille références, d’hier et d’aujourd’hui (clos Marie, Tempier, Théo Dancer, domaine des Quarts, Gramenon, Jamet, Jean-Louis Chave, Benoît Ente…).